Au moins 65 suppressions d'emplois programmés à l'Hôpital d'Issoire... l'Hôpital de Riom annexé par le CHU après s'être vu privé de ses services les plus attractifs (maternité, urgences)... fermeture de la maternité et de la chirurgie à Ambert... enchaînement de plusieurs plans sociaux au Centre Jean PERRIN et transferts de plusieurs services vers le CHU... des patients de plus en plus lourds dans les hôpitaux locaux, les services de longs séjours et les maisons de retraite...voilà la situation des hôpitaux de notre département. Quant au CHU, la crise est imminente : 15 millions de déficit et un taux d'endettement qui culminera à 70% en 2009 !

Partout, on constate une augmentation de la précarité et une multiplication des CCD et cela quelque soit le niveau de qualification des emplois concernés. Partout on constate une dégradation de la qualité des soins et un raccourcissement forcé des hospitalisations afin d'encaisser un maximum d'argent en un minimum de temps selon la logique de la T2A (Tarification à l'Activité)

Quant aux malades, ils sont uniquement là pour payer : augmentation du forfait hospitalier, baisse du niveau de prise en charge de la Sécu, déremboursement de nombreux médicaments. Dans les services de soins, l'approche globale de la personne soignée a laissé la place à une course à l'acte et à la tarification.

Les valeurs essentielles du service public de santé disparaissent dans l'indifférence totale. Après la Poste, après France-Télécom et EDF-GDF, le processus d'asphyxie budgétaire de l'hôpital public est enclenché afin que les dysfonctionnements engendrés le rendre impopulaire et le voue à une privatisation certaine.

Pour noyer le poisson, le gouvernement multiplie les diversions et les leurres. Ainsi la nouvelle gouvernance et la gestion par pôle servent d'attrappe-couillons pour les médecins tandis que la création de l'ordre infirmier remplit la même fonction chez les paramédicaux en divisant les personnels.

SUD ose dénoncer et s'opposer à ce processus imposé par les logiques libérales. Pour le gouvernement, il doit être fait commerce de la santé comme on fait commerce des téléviseurs, des crédits bancaires et des billets d'avion. Toujours moins cher, quitte à précariser, déqualifier ou délocaliser les salariés.

Combattre la marchandisation de la santé, voilà l'un des combats majeurs dans lequel SUD Santé-Sociaux est engagé aux côtés de nombreuses organisations citoyennes, associatives, politiques ou syndicales.

Mars 2007